mercredi 8 juillet 2009

J+147 Ile du Sud














































Kia Ora,
Une fois n’est pas coutume, commençons par la fin, voire par la suite : nous quittons la Nouvelle-Zélande demain, pour Hawaii. Changement de programme, changement de climat, changement de culture.
Nous revenons d’ailleurs tout juste de l’aéroport, où l’on s’est vu confirmer l’horaire du vol de demain : départ 6h40 de Christchurch pour Auckland, avant d’enchaîner Auckland – Sydney, et enfin Sydney – Honolulu, long voyage en perspective…
Avant ça, nous nous sommes tristement séparés d’Oscar, fidèle compagnon de ses trois dernières semaines, et l’on s’est gentiment vus rappeler le flash, pour excès de vitesse, sur les routes du Sud, petite amende en prime…
Avant ça, nous avons déposé notre paquetage à l’Highway Inn, un hôtel/motel – bar – restaurant où les routiers ont leurs quartiers, sans charme sans âme, sans classe ni faste, pas de fric pas chic, bien marrant cependant.

Et, avant tout ça, il y a eu ces dix jours sur l’île du Sud, avec deux paramètres omniprésents : le temps et le temps, le weather et le time.
Temps changeant et variable, incertain et instable, prévisions imprévisibles et météo capricieuse; l’autre temps, toujours trop court, toujours trop vite, toujours trop rapide.
Du coup, des choix s’imposent qui s’imposent :
Ainsi, deux jours de snowboard, l’un dans la station de Cardrona près de Wanaka, l’autre dans la station de The Remarkables près de Queenstown, le premier interrompu par la tempête de neige, le deuxième accompagné de brouillard épais… La station de ski néo-zélandaise est un concept : des stations isolées et distantes des villes (ou plutôt villages) : Queenstown et Wanaka, charmantes petites cités alpines, se trouvent à ¾ d’heure des pistes ; des remontées mécaniques quasi absentes: 3 télésièges pour experts se battent en duel avec trois tapis roulants pour débutants ; des pistes très nombreuses et variées sur le papier mais pas, peu ou mal balisées sur le terrain : tu skies où tu veux, comme tu veux, comme tu peux… De la bonne neige, une bonne expérience et un bon souvenir malgré tout. Marlène, malgré un douloureux passif, progresse lentement mais surement : virages front désormais parfaits, virages back encore délicats… Janus, entre deux conseils de prof d’eps en vacances, s’essaye péniblement aux modules des snow parks, 180 et Slides au programme.
Ajoutons que, pour descendre de Cardrona comme pour quitter Wanaka, nous avons chaîné le ‘13 tonnes’, non sans mal et non sans aide, sur des routes blanchies par la neige, glissantes par la glace mais magnifiques sous le manteau blanc. Aidés par un chauffeur de car en tenue de labeur et par un rider auto-stoppeur, allongés dans et sous la neige par –8°c, nous mettons une bonne demi-heure avant de nous transformer en navette gratuite pour les skieurs locaux.
Entre ces deux sessions, nous avons approché, effleuré, caressé les fjords néo-zélandais, de Te Anau à Manapouri, entre Doubtful Sound et Milford Sound, mais aucun des deux temps ne nous a permis d’approfondir l’expérience, ni par une croisière ni par une rando ; dommage, prochaine fois, inch’allah…
Le temps a été beaucoup plus clément, en revanche, pour notre première expérience glaciaire, à Franz Joseph. Après une longue hésitation entre les glaciers Fox et Franz Joseph, et entre les formules ‘half day moderate’ et ‘full day adventurous’, nous sommes finalement partis à la journée, accompagnés d’étudiants américains et d’un guide londonien, sosie de Monsieur Colas Mouton (appareil dentaire en plus). Les plus vieux du groupe avec Sam & Alex, des Anglais en voyage depuis 14 mois (il y a un an, en juin 2008, ils étaient en Mongolie !!!), nous sommes allés chercher une réponse : c’est quoi en fait ‘Adventurous’ ? A nouveau cramponnés, toujours pas encordés, nous avons donc exploré les crevasses, les séracs, les caves, les grottes, la neige, la glace, le blanc, le bleu. Découverte agréable, initiation concluante et aventure modérée sur ce glacier situé à quelques dizaines de kilomètres de la mer et à quelques centaines de mètres d’altitude. Dans cette région entre ciel et terre et entre terre et mer, le lagon d’Okarito et le lac Matheson ont, par ailleurs, été des haltes très agréables, tant photogéniques que photographiées…
Tout au Nord, après ‘La croisière s’amuse’ de Wellington à Picton, nous avions tout d’abord découvert l’île du Sud par l’Abel Tasman National Park et une partie de sa ‘great walk’ : 2 jours en 1, et 7 heures de marche timées par le lever et le coucher du soleil autant que par les marées ; seul repère pour se rassurer, marcher devant les ricains, seul cap à garder, ne pas se faire doubler. A défaut de dépose en hélico sur les sommets, on aura donc la dépose en bateau sur la plage de Bark Bay, après un aperçu rapide de l’Apple Split Rock et un salut matinal aux phoques endormis; côté photo, pas trop de soleil ni de lumière, donc le télé remplace le grand angle et les gros plans remplacent les plans larges.

Sur les routes, encore et toujours, on croise des panneaux bizarres, signalant la présence de pingouins ou de kiwis (oui, c’est aussi un animal). Sur les routes, on joue à des jeux bizarres, inventés ou modifiés : Jeu numéro 1 : l’un dit un prénom, l’autre doit trouver un nom de famille célèbre qui va avec ; exemple : Harry ? Sonford ! Jeu numéro 2 : le Trivial Poursuit mode Burger Quizz, où il s’agit de donner, d’affilée, les 6 réponses de la carte, sans se faire répéter les questions par le Alain Chabat local. Sur les routes, on s’arrête dormir à des endroits bizarres, souvent face au panneau ‘No overnight parking’ ; mais, après quelques nuits où duvets épais, douches chaudes et chauffage au gaz ont suffi, les campings se sont tranquillement imposés comme une évidence voire une nécessité. Sur les routes, on croise des gens bizarres, qui nous saluent simplement parce qu’on a le même camping-car. Sur les routes, on suit des animaux bizarres, un lapin qui ne veut, sous aucun prétexte, quitter la route pour la forêt ou les phares du cametard pour le sombre de la nuit. Bizarre…
On quitte donc ce pays où les filles portent des Ugg boots avec un survet quand les gars marchent pieds nus en board short, où les jeunes ne sont pas coiffés, comme Kurt Cobain, et les vieux bien coiffés comme Chris Waddle (court dessus et long derrière) ; un pays où, dans chaque jardin, est garé un van, un campervan ou une caravane, à côté du trampoline ; un pays transformé en parc de loisirs et d’attractions grandeur nature ; un pays où l’outdoor et l’adrénaline sont des modes et des styles de vie à part entière ; un pays qui comprend certainement plus de lamas que d’habitants, plus de vaches que de lamas et plus de moutons que de vaches… Un pays où l’anglais ne sonne pas vraiment anglais.

PS : en volant de Sydney à Honolulu, on part à 19h40 le 08 juillet pour arriver à 09h30 le 08 juillet ; en gros, on gagne un jour et, à trente ans, c’est toujours ça de pris...

3 commentaires:

  1. Photos sublimes !paysages grandioses et videos géniales !Que du bonheur pour nous de vous lire ,de vous entendre ,de vous voir en pleine forme traverser les pays sous toutes les latitudes et tous les climats
    Bon séjour à HAWAI

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  2. coucou mathieu et marlène, merci pour la carte, c'est sympa d'avoir pensé à nous. en tout cas, on suit avec assiduité votre voyage à travers tous ces pays et on adore vos PHOTOS. on est fans ! bisous à vous 2

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  3. Toujours autant de belles photos. Mon cher Janus, t'es vraiment une tapette avec ton petit saut. Et à Bastaraud vous lui avez fait quoi après le match. Il est en pleine déprime depuis que vous l'avez vu. Eglantine est impatiente de vous voir. A+. Biz. Fabienne et Mick.

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