lundi 27 juillet 2009

J+166 Lake Tahoe






























Hi',
Environ 15 minutes et autant de miles après avoir quitté San Francisco, le soleil revenait, la température remontait, l’été (re)commençait…
Arrivés à South Lake Tahoe en fin d’après-midi, nous avons immédiatement et directement trouvé de la place au camping ‘Eagle Point’, celui-là même que nous avions, en vain, tenté de réserver, il y a un mois et demi, depuis la Thaïlande… Dans la foulée, nous avons fini – ou du moins continué - de nous équiper pour le camping avec une mini-glacière (la place pour une canette de 33cl quand t’as mis les glaçons) et des mini matelas autogonflants (plus de place du tout quand t’as mis un demi Janus)…
Par ailleurs, bien que nous ayons déjà lu quelques lignes au sujet des ours dans la région, la surprise fut assez grande, néanmoins, de voir les consignes de sécurité relatives à ces charmantes peluches ; sur chaque emplacement de camping, des sortes de coffre-fort en fer forgé ou en acier trempé sont en effet mis à disposition pour stocker la nourriture et autres affaires odorantes (déodorant, dentifrice, chaussettes…), sous peine d’une amende de 1000$. La surprise fut d’autant plus grande, après notre petit dîner en amoureux, au sunset au-dessus du lac, d’entendre et d’apercevoir un petit Winny l’ourson détalant dans les fourrés à quelques mètres de notre chemin. Le décor était planté.
Sur le plan de l’’American way of life’, signalons que les américains en camping se déclinent comme suit : les binches, la bidoche et le barbec ; les Pick-Up, les 4x4 ou autres SUV ; les GMC, les Dodge ou autres Chevy ; le labrador, le golden retriever ou encore le berger allemand. Ces mêmes chiens que l’on retrouve d’ailleurs sur les chemins de randonnée, équipés de chaussures de marche (4, une par patte en fait) et de sac à dos ; du coup, c’est sans surprise qu’en ville, le pet supermarket fasse face à l’animal hospital !!! Enormes ces ‘ricains et c’est pas rien de le dire.
Le premier jour, après avoir combiné Bay View Trail et Eagle Point Trail, nous effectuons deux boucles au lieu d’un A/R : 7h de marche, sans Pastek, parmi les pins, les sapins et les pommes de pins, entre les lacs encaissés, les neiges éternelles et les rochers granitiques, dans la ‘desolation wilderness area’ ; des panoramas superbes sur le lac Tahoe et sa vallée mais aussi sur tous les autres lacs de montagne: Granite, Velma, Fontanilis, Dicks et Eagle lakes. Randonnée variée, paysages superbes. A l’heure du pique-nique, 200€ sont même mis en jeu pour une baignade dans le lac Fontanilis, avant d’être plus sagement retirés de la table ; on les jouera à Las Vegas !
Après la rando, commencent les plans un peu plus galères : le stop pour retourner à notre voiture qui ne connaît qu’un succès tardif, la recherche de camping pour passer la nuit qui ne connaît qu’un succès relatif. Après pas moins de six essais infructueux, nous jetons en effet notre dévolu sur un ‘primitive campground’, traduisez sans eau. Du coup, la baignade dans le lac, même sans les 200€ à la clé, redevient d’actualité.
Le lendemain, timing différent, on commence par trouver un gîte pour la nuit avant de débuter une journée plus tranquille : le Fallen Leaf lake (où Kevin a conclu avec Whitney dans ‘The Bodyguard’), puis un déjeuner et une baignade à Emerald Bay avant de poursuivre jusqu’à Meeks bay.
Finalement, Lake Tahoe est surtout réputé pour son hiver, sa neige, son ski, ses stations… mais l’été n’a rien a envié à l’hiver. Des montagnes, des sommets, des forêts, des lacs, des baies, des plages… Partout le même constat : c’est magnifique ; partout la même envie : revenir, en été, en hiver, mais revenir… Et pourtant, il faut partir, direction Yosemite National Park.

jeudi 23 juillet 2009

J+162 San Francisco
















Hi',
Dernière destination, la Californie, le Golden State et, première étape, San Francisco, avec son Golden Gate… Beaucoup d’attente et d’espoir sur cette ville dont tout le monde nous a dit le plus grand bien. Peut-être aurions-nous dû alors visiter San Francisco en été pour l’apprécier à sa juste valeur ? Fraîche et ventée, cette ville mérite plus d’être connue pour son brouillard que pour son pont…
Avant notre atterrissage à SFO, nous volions au-dessus des nuages mais, depuis deux jours, nous sommes bien en-dessous, manque de lumière, photos N&B. Nous avons passé le premier jour à marcher, le deuxième à pédaler, nous n’avons pas pris le Trolley.
A pied, nous avons monté et descendu les rues pentues des quartiers de Nob Hill, Russian Hill et de Telegraph Hill mais les vues panoramiques sur la ville, sur la baie, n’étaient pas au rendez-vous; nous sommes passés de l’Asie de Chinatown à l’Italie de North Beach ; nous avons marché dans Lombard Street, peut être plus tortueuse que la montée pour l’Alpe d’Huez et peut être plus photographiée que l’avenue des Champs Elysées.
En vélo, nous avons souffert dans les montées et tracé dans les descentes, nous avons longé Fisherman’s Warf et la baie de SF, nous avons traversé le Golden Gate Bridge, dans un sens (vent dans le dos) puis dans l’autre (vent de face), nous avons parcouru le Golden Gate Park sans nous arrêter.
On retiendra donc les rues de San Francisco, immortalisées par ‘Bullit’, film culte pour toute une génération, avec Steeve Mc Queen et sa Ford Mustang,
On retiendra aussi les maisons de San Francisco, immortalisées par ‘La fête à la maison’, série culte pour toute une génération, et qui a accouché de grandes actrices, Mary-Kate et Ashley Olsen.
On retiendra enfin les nombreux touristes, peu de japonais mais des hispaniques qui parlent espagnol, des italiens qui parlent avec les mains et des français qui parlent pas anglais.
Dans trois semaines, on revient à San Francisco, visiter Alcatraz et voler pour… Paris.

mercredi 22 juillet 2009

J+161 Maui




























































Aloha,
Maui a remplacé O’ahu, la Dodge Caliber a remplacé la Toyota Yaris, le Last Resort Lahaina a remplacé le Mayle Sky Court et, maintenant, le plan thématique remplace le plan chronologique. Trois parties de trois paragraphes chacune avant de conclure et d’ouvrir…

Première partie : Le gîte.

Réservé la veille sur Hostelbookers comme étant le moins cher du web, notre hôtel de Lahaina, sur la côte ouest de Maui, n’avait de resort que le nom.
Tout d’abord, inconnu de toute la ville, de tous les bars, de tous les restaus et même de tous les offices de tourisme, il était bien caché au fond d’une cour, sous les manguiers, derrière un visitor center. Il était bien caché et il cachait bien son jeu…
En effet, après avoir bataillé pour trouver l’hôtel, il nous a fallu batailler pour trouver les clés mais, une fois le sésame obtenu, la chambre n°5 s’ouvrait à nous : clim, ventilo, frigo, lavabo, grand canapé et petit lit… le tout d’un laid typiquement américain voire d’un kitsch typiquement hawaïen. Séparés de la Highway par une vitre et de la Bathroom (commune) par une porte, nous n’avons eu qu’un sommeil relatif et subjectif.
A cela s’ajoutent les coloc’… Un américain fraîchement débarqué de Chicago qui alterne entre fumer des clopes, boire des binches et jouer de la gratte (quand on l’a quitté, il avait bu trop de binches, était tombé, s’était pété le bras donc pouvait pu jouer de gratte) ; deux français, Jean-Baptiste (un corse, désolé Dji) et Gunter (désolé Guntar), qui forment un couple, ou du moins un binôme, très particulier… et enfin, un groupe de djeuns bruyants qui obligent Janus à jouer les animateurs Bafa en pleine nuit et en mauvais anglais…

Deuxième partie : Le couvert.

Nous poursuivons nos expériences gastronomiques au pays de la mal-bouffe.
Janus pense d’ailleurs être désormais en mesure de classer tous les fast food du meilleur au pire ou du pire au meilleur, de Burger King au Mac Do, de Subway à Jack in the box, à l’exception notoire du Fatboy’s… En tout cas, il est clair que l’obésité est une affaire nationale mais aussi et surtout un problème local ; en même temps, quand on voit comme il est couteux de ‘bien’ se nourrir et avantageux de ‘mal’ se nourrir, on comprend vite les causes et les conséquences.
Notre autre ressource alimentaire réside dans le désormais mythique Foodland qui, lui, porte bien son nom... Dans chaque ville ou village, à l’heure du déjeuner ou du dîner, on tombe sur lui et on succombe à son Deli : des salades, des sushis, du pain, des fruits… C’est cher mais c’est bon !
Enfin, nous retiendrons également notre seule et unique expérience de restaurant à l’Aloha Mixed Plate : des petits prix pour des grosses parts mais le service se fait avec des assiettes en carton, des couverts en plastique, des serviettes en papier et le menu ne fait ni dans la finesse, ni dans la légèreté.

Troisième partie: Les –ing.

Scenic driving: pourquoi faut-il braver les interdits ? Peut être parce que c’est plus beau que ce qui est autorisé… En tout cas, au Nord comme au Sud, sur la Kahekili Highway comme sur la Pi’ilani Highway, to Hana ou from Hana, les virages serrés, les ponts étroits, les voies uniques, les falaises vertigineuses s’enchaînent, dévoilant des panoramas et des paysages normalement interdits aux voitures de loc… La Dodge ne se plaint pas, et nous non plus…
Sunrise et sunset watching : dans la même journée, nous assistons au lever et au coucher du soleil depuis le sommet de l’Haleakala Crater. A 3000m d’altitude, au-dessus d’une mer de nuages, sous un froid glacial et un vent violent, le soleil tantôt apparaît, tantôt disparaît, tantôt s’allume, tantôt s’éteint, donnant au ciel des couleurs et des lumières magnifiques…
Camping : échappés pour deux nuits de notre ‘resort’, nous campons à l’Hosmer Groove Campgroung, sur les pentes de l’Haleakala Crater, dans les nuages et sous les arbres, dans le froid et sous la pluie. Nous plantons notre tente hawaïenne, nous sortons nos duvets néo-zélandais mais nous manquons de lumière et de matelas. Couchés et levés avec le soleil, nous sentons et ressentons quelques petits cailloux nous chatouiller les cotes.
Golfing: nous nous offrons une petite session de ‘practice’ en fin d’après-midi sur le prestigieux golf de Kapalua, étape du PGA Tour. Dos à la mer et au soleil, face à la montagne et au vent, nous ne faisons guère illusion : la conduite du cart est aussi hasardeuse que le choix des clubs ; après 5’, Janus décroche la tête de son fer 6, puis c’est le passage en mode brasser de l’air et tasser de l’herbe… Que du bonheur !
Snorkelling: à l’abri du vent et des clapots, les spots de Honolua Bay et de Makena Beach dévoilent toujours plus de coraux, toujours plus de poissons et toujours plus de tortues, malgré des masques embué pour Doudou ou inondé pour Janus.
Stand-up paddle boarding: le principe est simple, se tenir debout sur une planche large et épaisse, et ramer pour avancer, voire pour surfer une vague ; la réalité est toute autre et la pédagogie de la progression s’impose rapidement à nous: allongé, à genoux puis debout, sur le plat puis dans les vagues ; Doudou s’entraîne au large, Janus s’entraîne au peak…
Outrigger canoeing: le principe est simple, s’asseoir dans une pirogue étroite et profilée, équilibrée par un balancier à gauche, et ramer pour avancer ; nous rejoignons donc nos amis du Kihei Canoë Club, nous pagayons en rythme avec nos quatre compères ‘hit together, hit together, hit’ et changeons de côté au commandement du numéro 1 ‘hé’, ‘ho’… Rame, ramons, ramez, on avance bien dans ce canoë …
Downhill Biking: nous avions eu le ‘adventurous’, nous avions eu le ‘challenging’, nous avons eu le ‘dangerous’. Après une dépose en van à 7000 feet d’altitude (un peu plus de 2000 mètres), nous enfilons nos casques et chevauchons nos vélos pour une descente d’une heure et demi jusqu’à la ville côtière de Pahia. Un parcours sur route de 26 miles - soit près de 40kms -, de la montagne à la mer, sans le moindre coup de pédale nécessaire. Fun mais franchement pas dangerous…
Hiking: après avoir assisté au sunrise et au sunset depuis son sommet, après l’avoir descendu en vélo, nous avons passé la journée (7h) à randonner au milieu du volcan, entre cônes et cratères, dans le sable et dans les pierres, dans la caldeira de l’Haleakala. Des couleurs et des lumières, des reliefs et des matières, du végétal et du minéral… et quelques photos.

Conclusion : un peu déçus par Hawaii, nous avons préféré Maui à O’ahu et les activités aux paysages. Hawaii aura eu un mérite, nous faire aimer et apprécier encore un peu plus la Gwada…
Ouverture : Destination Calif’ avec un objectif (pourtant situé dans le Nevada) : Vegas, pour renflouer les caisses après 6 mois de voyage !!!