mardi 28 avril 2009

J+77 Delta du Mékong




















Xin Chao,


Notre passage éclair à Saïgon ou Ho Chi Minh Ville, nettement moins charmante qu’Hanoi, fut aussi bref que rapide ; cette halte aura néanmoins été la seule à nous confronter à la triste histoire de la guerre du Vietnam, par une visite à l’émouvant musée des souvenirs de guerre (anciennement appelé Musée des crimes de guerre chinois et américains) : textes, témoignages, photos dont la plus célèbre de toutes: la photo de Phan Thi Kim Phuc, enfant grièvement brûlée, s'échappant de son village bombardé au napalm.


Sans transition, direction le delta du Mékong, véritable dédale de fleuves et de rivières, véritable labyrinthe d’affluents et de confluents où tout est permis : tu laves, tu te laves, tu bois, tu nettoies, tu jettes, tu prends… et ce, toujours, partout et tout le temps avec la même eau trouble et marron. Premier jour d’excursion assez inintéressant, relativement insignifiant où, finalement, le seul mérite réside dans la dégustation de produits locaux et la rencontre avec de nouveaux travellers :
Au déjeuner, avec les Japonais de Tokyo et leur humour ‘nippon’ (5 jours de vacances au Vietnam !), on discute des coutumes, de la culture, de la langue au pays du soleil levant ; Au goûter, avec les Anglais de Manchester et leur accent ‘britannique’ (le pire de tous), on discute d’Oasis, des bad boys, de MU et de City ; Au dîner, avec les Français de Lyon et leur concept ‘touristique’(1 semaine de teuf à Phnom Penh), on discute de l’Inde, de l’Australie, du Cambodge.
La bonne surprise viendra encore une fois de notre halte en homestay : arrivés de nuit en pirogue, nous découvrons notre bungalow sur pilotis, nous roulons, cuisons et mangeons nos propres nems, nous partageons le gâteau d’anniversaire d’une canadienne, nous nous endormons sous la moustiquaire. Le lendemain, réveil matinal pour balade matinale : à pied jusqu’au marché terrestre puis en bateau jusqu’au marché flottant. La matinée passe vite et il est déjà temps de quitter le delta pour Rach Gia, embarcadère pour l’île de Phu Quoc.
Changement de décor, ici, peu de touristes, peu d’hôtels, peu de restaurants, il nous est même difficile de trouver à déjeuner en milieu d’après-midi ; pour le dîner, même constat, même menu mais adresse différente et spécialité spéciale… dans notre assiette, entre le poulet et le riz, les vers s’en donnent à cœur joie ! Bon appétit !

vendredi 24 avril 2009

J+73 Nha Trang & Mui Ne















Xin Chao,

On oubliera assez vite l’étape de Nha Trang, cité balnéaire dont le remblai et la plage feraient pâlir de jalousie ceux de La Baule : aussi longs, aussi laids. On en retiendra pourtant nos plongées sous-marines sur l’un des plus beaux sites de la mer de Chine, autour des îles et îlets, dans les grottes et tunnels, parmi les coraux et poissons. On en retiendra aussi notre visite à la galerie de Monsieur Lang Thanh et la rencontre avec ce photographe qui persiste et signe : Leica argentique, tirages techniques, noir & blanc mythiques…


Quelques 200kms plus au Sud, une autre facette du littoral nous attendait, plus conforme à nos attentes et nos envies. Entre les villages de pêcheurs de Mui Né et de Phan Tiet, dans un paysage etonnemment aride, s’étend, en effet, une longue et belle plage où les resorts et les guest-houses se sont très largement implantés sans trop dénaturer, toutefois, le charme et la beauté du site. Notre Hong-Di guest-house, coincée entre des hôtels plus luxueux, ne paraissait pas ridicule pour autant, avec ses bungalows en bambou, son petit jardin tropical et son accès direct au sable fin : endroit idéal pour se reposer dans un hamac, se prélasser sur une chaise longue ou se baigner dans les vagues. Ici, la mer est agitée toute la journée et le vent fort l’après-midi ; comme un rituel, à l’heure de la sieste digestive, l’air se met donc à souffler, les ailes se lèvent dans le ciel, les voiles se dressent sur l’eau, les windsurfers croisent les kiteurs.

Nous avons aussi profité de cette escale pour approfondir notre voyage à thème sur la cuisine vietnamienne : festival de fruits. Fruits frais, en jus, en shake, en salade, de l’ananas à la banane, de la mangue à la pastèque (chaque fois une petite pensée pour Pastek, le chien ; merci pour elle). Fruits de mer, fris, grillés, braisés, du barracuda au thon, des crevettes aux calamars. Et, à chaque fois, à chaque repas et à chaque plat, Doudou et Janus, comme un seul homme, de s’émerveiller les sens, de se chatouiller les papilles et de s’extasier : ‘mmmmh, trop bon…’

Nous avons encore profité de cette étape pour poursuivre notre voyage à thème sur le Vietnam à moto. Pourtant, en tapant Mui Né sur Google, les deux infos principales portaient sur l’accident d’un bus de touristes russes faisant une dizaine de morts et sur une campagne de la police locale contre les touristes roulant à moto sans permis vietnamien !!! Tout un programme. Devant le refus systématique des agences de voyage à divulguer la moindre information ou à donner une quelconque carte, notre système D pour trouver les sites a encore évolué : recopiage de carte murale, demandage au pompiste du coin, suivage de mini-bus… toutes les techniques sont bonnes. Du coup, quasiment seuls toute la matinée, les balades sont plaisantes, les promenades sont charmantes: dans Fairy Stream (source de la Fée), les pieds dans l’eau, on profite de la fraîcheur du matin ; au bord du lotus lac, les pieds dans le sable, on vacille sous le vent; sur les dunes de sable rouge, les pieds en feu, on fond sous la chaleur. On comprend mieux alors la tenue adoptée par la plupart des vietnamiennes : couvertes des pieds à la tête, des claquettes – chaussettes au chapeau pointu, en passant par masque et gants. Par contre, on comprend moins le choix du pyjama du matin au soir et du soir au matin !

dimanche 19 avril 2009

J + 68 Hoi An














Xin Chao,

Nous voilà repartis, sleeping bus de Hoi An à Nha Trang, 511 kms, départ 18h, arrivée prévue 05H30, on vous laisse calculer la moyenne (et pourtant, ils tracent ces chauffards !). Trois jours fort agréables passés à Hoi An où nous avons réalisé une étape complète et variée :
Une étape anti et contre : le bus nous dépose devant leur hôtel, on ne veut pas de leur hôtel, on ne veut non plus de leurs motos pour aller à notre hôtel, par principe ; du coup, on marche, on se perd, on sue, on resue, on trouve notre hôtel, plus cher, moins bien (bien vu dudu)… Janus perd patience, Doudou reste sereine… Ah, les principes des fois !
Une étape chaude et…euh très chaude : ça y est, la chaleur, la vraie, a fait sa véritable entrée dans notre voyage, une entrée en force et sans détour : 40°c affichés au cadran de la montre ce midi, soit une amplitude thermique de 60°c en un mois ; du coup short – claquettes – chapeau et coups de soleil de série, passage chez le barbier – coiffeur, et besoin fréquent de se désaltérer…
Une étape désaltérante et alcoolisée donc : les jus frais pressés locaux sont exquis, du watermelon juice au banana shake, Doudou adore et en redemande ; la bière pression est très fraîche, assez bonne et quasi gratuite (4000 dongs soit environ 15 cts), Janus apprécie et en connait certains qui… nan, rien.
Une étape gastronomique et culinaire : midi et soir, nous sommes assis sur des mini bancs devant des mini tables, chez Mr Chien, chez Mr Son ou encore chez Mr Dong, autant de restos de rue alignés comme des Bier Garten allemands et semblables dans les moindres détails de leurs spécialités: cao lau, wonton, white rose, nems, du porc, du bœuf, du poulet à toutes les sauces et du riz, encore du riz, toujours du riz… le tout à la baguette que nous commençons sérieusement à masteriser !
Une étape artistique et culturelle : dans la vieille ville, entre les bars et les restos, se bousculent les galeries d’art, les boutiques de tissus, les tailleurs et les couturiers… La qualité semble correcte, les imitations semblent honnêtes, les prix semblent dérisoires. Envie de s’offrir des peintures, pas de place ; envie de refaire sa garde-robe, pas de temps. Petite frustration…
Hoi An dégage donc une atmosphère particulière et savoureuse, une ambiance douce et surannée mais ses alentours ne manquent pas de charme : la rivière Thu Bon autour, l’île Cam Nam en face, les plages Cau Dai et China Beach au nord, le site Champa de My Son au sud… à pied, à vélo, en bateau, en moto.

vendredi 17 avril 2009

J + 66 Tam Coc & Hoa Lu






















Xin Chao,

Le Vietnam est un pays magnifique mais, il faut l’admettre, très – trop ? - touristique. Il paraît toujours beaucoup plus simple et parfois beaucoup moins cher de réserver des ‘tours’ tout compris, 2 jours par-ci, 3 jours par-là, le transport, la visite, le guide, le repas. On se retrouve alors dans des groupes de touristes, ma foi très sympas, qui font cependant tous la même chose au même moment avec très peu de degrés de liberté ; c’est ce que nous avons choisi pour visiter la Baie d’Halong (et c’était très bien), c’est ce que nous avons voulu éviter pour visiter Tam Coc, l’autre Baie d’Halong, celle des rizières. Pourtant, nous avons bien acheté le billet de sleeping bus entre Hanoï et Saïgon (Ho Chi Minh), 43$ pour 1700kms, on descend et on monte où on veut et quand on veut, sur l’itinéraire des grands classiques. Hyper pratique et bon marché. Pourtant, on a bien dormi à l’hôtel Thanh Thuy’s guest house, où le bus nous a déposés, 10$, chambre énorme, wi-fi gratuite, location de moto, arrêt du bus. Hyper pratique et bon marché.
Epris de liberté, d’indépendance et d’autonomie (des biens grands mots), nous voilà enfin seuls, armés de nos casques au bol trop grands et de notre moto 110 cm3 trop puissante. Nous partons sillonner les environs de Tam Coc, la Baie d’Along des rizières. Sans guide donc et malgré la carte (là aussi, un bien grand mot), enfin perdus entre les rizières et les rochers, on arrive à Hoa Lu au lieu d’arriver à Tam Coc et le programme s’inverse vite : temples le matin, rivière l’après-midi.
Après le déjeuner, la balade en bateau sur la rivière est magnifique, on longe des rizières immergées, on passe dans des grottes sombres, on navigue au pied de rochers abrupts mais, finalement, on retiendra surtout de cette journée nos virées en moto, au hasard, ici à droite, là à gauche, demi-tour : rivières calmes, villages vivants, rizières paisibles, visages d’enfants, routes secondaires, soleil couchant, cheveux au vent…


On appréciera le talent du vidéaste amateur...

mercredi 15 avril 2009

J + 64 Hanoï

Au centre



















Hanoï, capitale bruyante et charmante, où nous sommes arrivés, d'où nous sommes partis, où nous sommes revenus et que nous avons définitivement quittée.