vendredi 26 juin 2009

J+135 Lac Taupo, Tongariro Crossing & Rotorua





















































Kiaora,

Ce message aurait pu s’intituler De Wellington à Wellington ; en effet, une semaine après notre premier passage dans la capitale pour le match de Rugby, nous y sommes de retour pour un ferry : demain, direction Picton et l’île du Sud… Wellington vient d’ailleurs officiellement, directement et définitivement de faire son entrée dans le top 5, voire sur le podium, voire en pole-position des villes où l’on ne voudra jamais habiter : trop froid, trop gris, trop de vent, trop de pluie.
Entre temps, quelques kilomètres au compteur pour rallier le centre de l’île du Nord où se concentrent les principales zones d’activités sismique et volcanique du pays: lacs, volcans, caldeiras, geysers, fumerolles et autres sources et piscines d’eau chaude émaillent donc le paysage.

Nous débarquons donc sur les rives du lac Taupo. Pour les Néo Zélandais qui aiment à qualifier les lieux comme étant les plus ‘truc’, les plus ‘machin’, les plus ‘bidule’ du monde ou du moins de NZ, celui-ci est le plus grand lac d’eau douce de l’Australasie, issu de l’éruption la plus puissante au monde et donnant naissance à la rivière la plus longue de Nouvelle Zélande. Tout un programme et un cadre magnifique pour réaliser le ‘higher water-touch bungee-jumping’ du monde ; sauf que, quand la dame a demandé à Janus s’il voulait toucher l’eau, Janus a dit non, merci… assez flippé qu’il était, déjà, de sauter dans 47m de vide retenu seulement par un élastoc, comme on peut le voir et surtout l’entendre sur la vidéo… Dans la foulée du saut, petite rando le long de cette même Waikito River, de Taupo à Ariatata, en passant par les Huka Falls ; retour en stop, autant espéré par l’un qu’inespéré par l’autre… Pour finir la journée, la visite des ‘craters of the moon’ nous gratifie de belles lumières et de belles vues sur les sommets du Ruapehu et du Tongariro, au programme lendemain …

Le jour suivant donc, direction le Tongariro National Park pour 'la plus belle randonnée d’une journée au monde', le ‘Tongariro Crossing’. Levés à 5h30, petit coup de chauffage au gaz et de dégivrage sur l’intérieur du vitrage (caillos !), puis on monte dans le bus, les yeux encore fermés, avec notre guide et nos amis du jour : des New Zealander, des English, des German et bien sûr un représentant du pays du soleil levant. Au total, une quinzaine de ‘djeuns qui n’en veulent’ pour ces 19kms et 8h de marche, dont 1 à 2h de montée en crampons et 1 à 2 minutes de descente sur le cul… Mais le jeu en vaut la chandelle et, le ciel bleu et la neige blanche rendent les paysages somptueux et les vues magnifiques ; les panoramas sur la vallée s’étendent au-delà du lac Taupo à l’Est et jusqu’au Mont Taranaki/Egmont, quelques 150 kms plus à l’Ouest ; Awsome !!!

Le soir, bien fatigués et bien congelés, la Waikite Valley arrive à point nommé pour se ressourcer. Electricité pour chauffer Oscar et bassins d’eau chaude naturelle pour réchauffer les lascars : de la garden pool à la pergola pool, de 37 à 41°c, on enchaîne les piscines extérieures et Marlène, qui ne voulait pas y entrer, ne veut plus en sortir (normal, par –5 degrés, tout est déjà gelé et givré autour).

Le lendemain matin, on a RDV avec le Lady Knox Geyser à 10h15 pour son éruption quotidienne (provoquée). Dans la même zone géothermale, la visite de Wai-O-Tapu nous prend deux fois plus de temps qu’indiqué sur la brochure ; Tiennent-ils compte du temps nécessaire pour prendre quelques 500 photos ?
Enfin, puisque Janus veut finir sur de l’adrénaline et un mot en –ing, direction le Zorbing ! Kézako ? Ce n’est pas le plus ‘quelque chose’ au monde, c’est tout simplement le seul au monde, invention 100% kiwi censée simuler (?) la mise en orbite (zorbing – zorbit), harnaché à l’intérieur d’une double sphère gonflable qui dévale une pente herbeuse. Du grand n’imp’ mais le Zorbing, c’est fait !

De l’autre côté de la route, en face du Zorbing, se trouve l’Agrodome, théâtre du fameux ‘Live Sheep Show’ (c-a-d spectacle de moutons, si chers à Marlène…). Autres émotions, autres sensations, autres odeurs aussi. Au programme, le one-man-show d’un fermier-comédien pour présenter les 19 variétés de moutons, Mérino en tête (du rasta au rasé, du noir au blanc, avec ou sans corne), la démonstration de la tonte d’un mouton (record du monde établi à 45s), l’expérience de la traite des vaches, le talent des chiens gardiens de troupeaux…
Autre événement du jour, le passage chez ‘Outdoor’s Man’, où l’on a passé 2h à choisir le duvet de nos rêves pour affronter les fraîcheurs du Sud ! Bilan, des duvets qui nous ressemblent, comme dirait Doudou: après avoir hésité sur le moins cher, Marlène a opté pour le plus cher, le duvet-momie, beau, chaud, douillet et confortable. Janus, lui, a choisi le duvet - GI’s/ Ranger’s, vert militaire ; tu peux dormir dehors avec et avec tes boots dedans…

Sinon, on roule, encore et toujours, on the road, again, again… On traverse des villes ou plutôt des villages, organisés autour de leur Main Street, de leur Subway, de leur Harcourts, de leur Farmlands, de leur Warehouse, de leur station BP et de leur banque ANZ ; des villages en Kit, entre Playmo et Légo, qui semblent nés hier et sortis de nulle part ; des villages pour lesquels Katie Melua semble avoir écrit ‘Ghost Song’. Depuis une semaine, on jongle en effet entre trois CDs : un Jack Johnson acheté d’occaz, et deux compils gravées où Ayo répond à Asa et Mattafix à Matt Costa… Quand on n’écoute pas nos disques, on écoute les radios locales qui ont retenu deux choses du match de Rugby : 1. l’énorme tampon du stadier sur cette spectatrice anonyme et innocente, ce qui fait de lui le nouvel homme fort des Blacks 2. le fait que les joueurs All Black ne chantent pas leur hymne national, ce qui rappelle des vieux souvenirs. Côté musique, ces mêmes radios alternent, depuis 24h, entre Billy Jean et Beat It, ‘Rest in Peace Mickael’ !

samedi 20 juin 2009

J+130 Wellington


Kiaora,

Deuxième Test Match All Blacks – France, Wellington Westpac Stadium, Samedi 20 Juin 2009:

- Temps: pluvieux, venteux, glacial.
- Terrain : gras mais propre.
- Score final : 14 – 10.

Les ‘Highlights’ de la soirée:
- Les retrouvailles avec Etienne (rencontré au Cambodge un mois plus tôt), méconnaissable avec la face bleu, blanc, rouge.
- La Marseillaise, entonnée et écorchée par Doudou et Janus.
- La course effrénée d’un stadier après le coq tricolore pendant l’hymne national néo-zélandais.
- La pause Junkfood (fish & chips et beef burger) alors que les Français marquaient leur seul et unique essai du match.
- Le plaquage musclé d’une supportrice envahissante par un stadier ‘rugbyman’.

jeudi 18 juin 2009

J+128 Coromandel Peninsula










Kiaora,


Après l’Oz, la NZ, deuxième étape dans l’hémisphère sud, là où il fait plus chaud au Nord qu’au Sud… Alors, la Nouvelle-Zélande, par où commencer ?

- Chapitre Oscar :

La prise en main du père Oscar n’a pas tout de suite été évidente et ce, malgré le DVD explicatif et l’hôtesse expéditive… L’eau, propre ou usée, à remplir ou à vider, le gaz, éteint ou allumé, l’électricité, par batterie ou par branchement, les toilettes, à remplir et à vider, la pompe, à allumer ou à éteindre… Petite surprise à la clef, l’électricité de la batterie n’alimentant pas le radiateur intégré, soit on se branche dans des campings payants, soit on investit dans un chauffage indépendant (pour le choix, lire plus bas…).

Sinon, le premier flagrant délit de contresens ou le premier attentat à la conduite à droite est intervenu en moins de ¼ d’heure mais, depuis, la conduite à gauche et les priorités à droite commencent à rentrer… En tout cas, notre trip ‘On the road’ n’a jamais aussi bien porté son nom que depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande ; avec Oscar, on enfile les kilomètres, on enchaîne les ‘scenic drives’, on fait des tours et des détours…

Enfin, pas de WiFi chez Oscar donc peut être des messages blog moins nombreux et moins réguliers…

- Chapitre météo :

Deux premiers jours, dans la région d’Auckland, où les nuages et la pluie s’en sont donnés à cœur joie puis, sans transition, ce fut le tour du ciel bleu et du soleil dans la Coromandel Peninsula. Deux nuits très fraîches sans chauffage, une nuit au chauffage au gaz toxique et une nuit au chauffage électrique… Les jours les plus courts de l’année: le soleil se lève tard, passe vite fait bien fait au Nord et se couche tôt, c’est l’hiver !

- Chapitre Nature et Culture :

La Nouvelle-Zélande surprend d’abord le visiteur par ses couleurs, surtout le bleu et le vert ; en fait, un green de golf qui tombe dans une piscine, partout, toujours, tout le temps…

La Nouvelle-Zélande surprend ensuite le visiteur par ses bestiaux : vus le nombre et le format des vaches et des moutons, vues la quantité et la qualité de l’herbe à brouter, pas beaucoup de surprise quant au goût et au prix de la viande locale.

La Nouvelle-Zélande séduit encore le visiteur par ses produits : la viande donc, mais aussi les kiwis bien sûr, des green aux golden, les vins ensuite, du Shiraz au Pinot noir, du Merlot au Cabernet Sauvignon, et les produits laitiers, pour ‘des sensations pures’…

La Nouvelle-Zélande intrigue enfin le visiteur par ses activités : Mecque de l’Outdoor, il existe ici toujours un sport en ‘–ing’ plus radical, plus extrême que l’autre : zorbing, caving, scrambling, hiking, climbing, bungee-jumping, sky-diving, moutain-biking, j’en passe et non des moindres. Pas encore de cordes à notre arc si ce n’est le sleeping… bien hardcore en plein hiver austral !!!

- Chapitre Divers & Variés :

Après 4 mois de voyage, nous retrouvons les plaisirs simples de la vie : conduire, cuisiner, faire la vaisselle, faire les courses, faire, défaire et refaire le lit, matin et soir… Par la même occasion, d’autres plaisirs simples de la vie se font un peu plus rares : se laver, par exemple (trrrop frrroid).

Côté santé, pour une coupure thaïlandaise qui ne guérit pas et un rhume austral qui empire, Janus s’en est allé visiter le médecin néo-zélandais, pour la modique somme de 80$, et ils ont parlé Rugby ; il s’en est ensuite allé visiter la pharmacienne allemande, pour la modique somme de 15$, et ils ont parlé Rugby…

A la pharmacie de Whitianga donc, on a (re)croisé nos amis les japonais, les touristes, toujours là ; quand ils vont à la pharmacie, c’est pour acheter de la teinture pour cheveux ‘nordic blond’ ; toujours énormes ces jap’ !

- Chapitre visites :

Première étape : deux jours pour résoudre un dilemme : chauffer Oscar… Deux jours dans la banlieue ouest d’Auckland à faire tous les magasins, toutes les boutiques, tous les centres commerciaux, toutes les grandes surfaces, pour trouver un pauvre chauffage à visser sur une pauvre bouteille de gaz… ‘Heureusement’, il pleuvait !

Deuxième étape et début des vacances, la péninsule de Coromandel sous un ciel bleu, un soleil radieux et un froid glacial ; des routes et des pistes magnifiques, entre terre et mer, entre montagnes et plaines, Fletcher’s Bay et Cathedral Cove et la Pacific Coast Highway du Nord au Sud et d’Ouest en Est…

Aujourd’hui, on est passé à Te Puke, capitale mondiale du Kiwi (photo à l’appui) et on est arrivé à Gisborne, ville la plus à l’est de la NZ et la plus proche de la ligne de changement de date, ville connue pour ses spots de surf et ses vignes de Chardonnay…

- Chapitre Rugby :

Nous serons demain au WestPac Stadium de Wellington pour le deuxième test match des Blacks contre les Frenchies, où l’inverse, c’est selon… En tout cas, on peut vous jurer qu’ici, ce match n’a rien d’amical et qu’il a déjà le goût de la revanche et le parfum de la fierté nationale ; Aka vs Marseillaise !!!


lundi 15 juin 2009

J+125 New Zealand


Kiaora,
Depuis notre arrivee au pays des Kiwis et des Maoris, un nouvel ami nous a rejoint sur le trip 'On The Road', voici Oscar le cametard camping-car... Visite guidee et filmee...

J+125 Brisbane

























Hi' Guys,


Après Sydney, Brisbane et après le New South Wales, le Queensland. Même constat sur le ciel et le soleil, même si on a enregistré, en ville, le jour le plus froid depuis plus d’un siècle. Passons ces quelques considérations météorologiques…
Après 4 mois sur la route, entre aéroports, hôtels et transferts, c’est un véritable confort d’arriver et de se poser chez des potes. Steph nous attend à l’aéroport, elle n’a pas changé si ce n’est qu’elle a les cheveux raides et un bidon de 8 mois et demi… Aurel rentre de l’entraînement, il n’a pas changé si ce n’est que, maintenant, il peut s’énerver contre ses défenseurs et son coach en anglais…
Il nous faut un bon moment pour visiter la villa du 7 Peregian Close, Manly West ; pas tout à fait finie mais déjà très jolie, tout y est grand, tout y est blanc et c’est tout juste s’il n’y a pas un ascenseur pour monter au premier… Ca doit être ça la modernité…
Nous passons un premier jour à Brisbane entre Queen Street et South Bank, entre le Botanic Garden et la Central Station puis Aurel nous gratifie de quelques belles vues by night sur le Harbour Bridge et la Skyline. Le lendemain, Steph, enfin en congé de maternité, nous balade sur la Gold Coast, de Byron Bay à Surfer’s Paradise. A Byron Bay, Janus à l’eau, les filles en rando, dans un cadre magnifique, fantastique, féérique où l’eau paraît moins froide que l’air… Alors que les Aussies sont en boardshort, Mathieu a géré la combard intégrale 3-2 et les doudous ont opté pour les polaires à capuche. Sur tous les autres spots de légende, de Snapper à Duranbah, de Burleigh Heads à Kirra, nous passerons donc en mode photo… Quelques missions de premier ordre sont également accomplies : du postage de nos 5 derniers Lonely Planet au tondage de cheveux, du lessivage au reposage.
Puis, les soirées prennent le pas sur les journées : le vendredi soir, nous dînons au Cha Cha Char sur le Riverside, meilleur restaurant de la ville pour ses morceaux de bœuf fondants sous les dents. Le samedi soir, nous assistons à l’affiche Pine River – Easts ; score final 3 – 1 pour East Brisbane, le frenchy goal keeper n’ayant rien pu faire sur le penalty… Pour fêter la victoire mais surtout l’arrivée du bébé qui n’arrive pas, on sabre une bouteille de champ’ de Tasmanie avant que les hommes ne rejoignent les pubs et les bars de The Valley. Couchés 4h, levés 5h30, avion pour Sydney à 7h, avion pour Auckland à 11h, fatigués mais arrivés! Kiwis, nous voici.


PS: Message dédicacé à Manon.