jeudi 19 mars 2009

J + 36 Tour des Annapurnas

M & M au Thorong-la, altitude 5416m,
froid glacial, émotion intense, fatigue certaine, plaisir immense!!!
Message plus bas, beaucoup plus bas, courage aux courageux lecteurs...
















































































Namaste,

La dernière étape de notre trek, hier matin, fut à la fois la plus longue (en distance) et la plus courte (en durée) ; un vol Jomosom – Pokhara ( 80 kms en 30 min) qui nous a permis de jouer les Yann Arthus-Bertrand - Le Nepal vu du ciel - au dessus des rizières et des villages, des rivières et des chemins et en dessous de quelques uns des plus hauts sommets du monde : Annapurna I (8091m), Annapurna Sud (7219m), Daulaghiri (8167m) et autre Nilgiri (6940m)… Impressionnant et réjouissant…

Mais avant ça, il y a eu le trek, le vrai, le seul, l’unique, le légendaire, le mythique, le Tour des Annapurnas, 11 jours de grande randonnée, 11 véritables étapes de marche, pour une immersion dans l’Himalaya, une initiation aux Annapurnas, avec, au compteur, environ 140 kilomètres à l’horizontale mais aussi quelques kilomètres à la verticale… Petit récit d’une aventure grandeur nature !

Jour 0 - De Kathmandou à Besi Sahar

Le mini-bus de l’agence Celtic Trekking passe nous prendre devant la Kathmandou Garden House à la ‘nepalise time’ (c-a-d en retard) avec à son bord, nos deux guides (Chouhan & Darlami), nos cinq porteurs (Upendra, Rajou, Pelu, Shankar, Nabaraj), cinq de nos co-trekkeurs (Maryse et Michel, Jeannine et Dominique, Carmen) et un chauffeur (appelons-le chauffard) ; c’est parti pour 6 heures de route jusqu’à Besi-Sahar, point de départ… Pause Dal Bhat dans la matinée, déjeuner à l’arrivée, balade digestive et villageoise… En soirée, nous sommes rejoints par Karl et Hicham qui complètent le groupe et, déjà, le Peak 29 (7879m) se distingue au loin, au fond, au-dessus, en blanc… Ca sent bon la montagne, la haute montagne, le décor est planté!


Jour 1 - De Besi Sahar à Bahundanda

Les meutes de chiens de Kathmandou semblent nous avoir suivi jusqu’ici pour nous bercer toute la nuit, les népalais de l’étage inférieur semblent se transformer en réveil improvisé avec raclement de gorges et force crachats (dans la série ‘monsieur et madame’, Monsieur et Madame Peuh ont un fils, comment l’appelent-ils ? Eric, parce que : Ric Peuh)… C’est l’heure ! Départ 8 heures, direction Bahundanda (1310m) et déjà, une certaine gêne, un certain malaise à la vue des porteurs népalais courbant le dos sous les sacs français ; connaissant la taille moyenne d’un népalais et la taille moyenne du sac de Carmen, forcément…
Une étape de 7 heures avec pause Dal Baht (il est toujours là) au bord de la rivière Marsyangdi (elle nous suivra jusqu’au col) : on marche en short et en t-shirt toute la journée (il fait encore chaud), on enlève chaussures et chaussettes à midi (elles sentent déjà le yak), on étalonne nos altimètres et nos thermomètres (ils ne seront jamais d’accord), on perd déjà Hicham (il sera souvent devant), on passe les premiers ponts suspendus et les premiers check-point (il y en aura d’autres), on suit longtemps la piste (on la retrouvera) avant de rejoindre le chemin pour notre premier ‘coup de cul’ jusqu’au lodge du jour: terrasse ensoleillée, table sous le manguier, bière fraîche et douche chaude bien méritées, vue plongeante sur la vallée, orage en soirée… tout s’est bien passé !

Jours 2, 3, 4 - De Bahundanda (1300m) à Chamé (2700m)

C’est le domaine de la moyenne montagne avec ses rizières en terrasses, ses forêts de pins, ses défilés de mules… Jusqu’ici tout va bien, on marche encore en T-shirt, les mains dans les poches, les doigts dans le nez, 4 à 6 heures par jour, les « coups de cul » sont rares et les pauses nombreuses. Le soleil radieux promet même de superbes photos. La bonne humeur est générale malgré les premiers petits bobos : problème de chaussures chez Carmen, angine naissante chez Jeanine, rhume des foins chez Michou, Dominique et Mathieu qui s’est d’ailleurs très vite fait au raclement de gorge à la népalaise…
Déjà, les sommets enneigés sont légion. Il faut ici distinguer - dixit Chouhan - les simples collines (moins de 6000m), insignifiantes aux yeux des Népalais, des véritables sommets qui, eux, méritent un nom : Peak 29, Manaslu, Annapurna II entre autres.
Cependant, deux problèmes sérieux font leur apparition :
- Le froid : dès Bagarshap, à seulement 2100m, on commence à se cailler les miches dans les lodges non chauffés, mal isolés. Malgré les Damard, les grosses chaussettes en poil de Yak et les duvets North Face, on a du mal à se réchauffer. Prendre une douche commence à devenir une véritable épreuve…
- Les « espadrilles » (dixit Dominique) : mes fidèles petites Merell qui ont pourtant déjà à leur actif un col à 4900m en Inde, semblent de plus en plus fatiguées ; Chouhan reste d’ailleurs perplexe à l’idée de les voir affronter le Thorong-La, d’autant plus qu’il semble neiger depuis quelques jours en altitude. La question devra être réglée à Manang…

Jours 5, 6, 7 - De Chamé (2700m) à Manang (3500m)

Après Chamé, adieu terrasses, adieu forêts, le paysage devient minéral et les sommets - les vrais - se multiplient : Lamjung Himal, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Difficile de s’y retrouver : tous blancs, tous immenses, tous impressionnants. Seul Mathieu, le bon élève du groupe, s’en sort à peu près. Pour les autres, c’est kif kif bourrico, mais au final, on s’en fout, c’est magnifique !
A la fin du cinquième jour, pourtant, la troupe a pris un sérieux coup au moral. Après une matinée splendide, la neige ne nous a pas quittés de l’après midi. Le ciel est bouché, les sommets ont disparu, on galope tête basse, chacun pour sa peau. Au lodge, l’ambiance est morose, les courants d’air, plus virulents que jamais, remontent du sol et s’engouffrent dans les pantalons. La bonne nouvelle, c’est la présence d’un poêle dans la pièce commune. Les premières places sont chères : premiers arrivés, premiers servis. Résultat pour le groupe Celtic Trekking arrivé à 13h30, places VIP et pieds sur la braise jusqu’au coucher.
Le lendemain, tout le monde a compris, les équipements si ‘chèrement’ acquis à Kathmandou sont de sortie : pantalons et vestes gore-tex, gants et bonnets pour tout le monde. Au programme du jour, 300 mètres de dénivelé seulement sous un soleil radieux. La motivation est alors revenue à son plus haut niveau et la bonne humeur se confirme à l’arrivée de l’étape : douche chaude, murs en pierre, poêle dans la salle commune, bref du 5 étoiles ! A la fin du repas, Chouhan, pourtant auteur du fameux ‘gourdin du matin, pisser sans les mains’, passe aux choses sérieuses et change de ton. Finie la rigolade, on est à 3500, le col s’annonce et il faut s’y préparer. C’est donc avec le plus grand sérieux et le plus grand professionnalisme qu’il nous rappelle quelques consignes importantes :
- Pour prévenir le mal des montagnes, il est nécessaire, non seulement, de s’hydrater beaucoup, de marcher lentement mais aussi de monter chaque fois plus haut que l’endroit où l’on passe la nuit.
- Pour lutter contre le grand froid, il faut être sans concession sur l’équipement, notamment tête, mains et pieds ; le problème des espadrilles devra être réglé demain...
La journée d’acclimatation donc, à ne pas confondre avec journée de repos : Lever 7h30 (quasiment une grasse mat’), toilette à la lingette (l’eau ayant gelé dans les canalisations), départ à 9h pour glacier et lacs du Gangapurna. Ricochets sur le lac, verglas sur le chemin, suée dans la montée, panorama au sommet.
La nuit ayant porté conseil, l’après-midi est consacré au shopping: chaussettes de trekking pour Mathieu, KitKat & Twix pour affronter le col. Concernant les espadrilles, la décision est prise : mes fidèles Merell passeront le col moyennant 280 ruppies (soit 2,80€) et deux belles rustines en cuir. On est prêt, en route pour le col. Yallah!

Jour 8 - De Manang (3500m) à Yak Kharka (4100m)

On quitte Manang (3500m) pour Yak Kharka (4100m) ; Yak Kharka pour ‘là où paissent les Yaks’. En effet, à plus basse altitude, ces petites bêtes poilues et odorantes (ne parle-t-on pas d’haleine de yak ?), ont paraît-il trop chaud !!! On quitte Manang donc et on se retourne souvent, pour voir la ville, la vallée, la rivière prises dans une brume qui ajoute une petite touche mystique à ce paysage déjà mythique. En effet, Manang est dominée de part et d’autres par les Annapurnas (II, IV et III), le Gangapurna, Les Chulu peaks mais aussi, au loin, le Tilicho et sa barrière. On quitte Manang donc et on en tourne des moulins de prière, on en contourne des stupas bouddhistes… On le veut ce col et on l’aura, sans neige et en espadrilles svp !!! L’étape est tranquille et facile et, sur idée de Carmen, nous marchons en musique : Ipod sur Manu Chao pour Janus, Creative en panne pour Doudou (pas de zouk love aujourd’hui). On croise les Chulu (west, central, east & far east), on passe un pont suspendu, on double les porteurs, on arrive. Le lodge est isolé, au-dessus de Yak Kharka et en-dessous de Ledar où nous monterons cependant nous acclimater dans l’après-midi, premier symbole de l’entrée en haute montagne et premier moyen de lutter contre le MAM (mal aigu des montagnes). Pendant ce temps, Chouhan ramassera de la bouse de Yak pour alimenter le poêle de la salle commune pour le thé, le dîner et la partie de Yam. On a une chambre avec salle de bains mais on n’en voit guère l’utilité, la lingette a définitivement notre faveur, et pour longtemps encore ; le temps pour chauffer complètement le duvet a encore augmenté avec l’altitude ; la nuit s’annonce frisquette.

Jours 9 & 10 - De Yak Kharka (41OOm) à Muktinaht (3800m) via le Thorong-La (5416m)

La nuit a donc été froide, très froide, il est de plus en plus difficile psychologiquement de retirer quelques couches de vêtements avant de se glisser dans notre duvet gelé (mon royaume pour la gwada sans clim au mois de septembre, juré). Maryse et Michou se sont fait bouffer toutes leurs réserves par des souris aussi vicieuses que gourmandes. Le p’tit dèj est donc bref, manque d’appétit évident tant chez Doudou que chez Janus, le départ est donc rapide vers Thorung Phedi (4500m), dernier bled avant le col. On ne marche plus la tête en l’air mais en marche arrière, la chaîne des Annapurnas se trouvant désormais dans notre dos. A mesure que l’on monte et que l’on s’éloigne, les sommets deviennent d’ailleurs de plus en plus majestueux et impressionnants. Par contre, la brume et le contre-jour empêchent les photos carte postale. Le chemin est agréable, la montée progressive, les yaks paisibles et les chèvres agiles. On arrive à Thorong Phédi vers midi, à l’heure des bilans et des décisions. Doudou a des crampes de bide et Janus des maux de tête ; Doudou se force à manger du riz blanc sans Dal ni Bhat, Janus se fait masser la tête au baume de tigre par Chouhan. La décision est prise par le boss, on monte dormir à High Camp, rien que son nom évoque la haute montagne, mais son altitude évoque plutôt le sommet : 4800m ! Putain, on va dormir sur le Mont-Blanc les mecs !!! C’est donc reparti pour 1h30 de montée, la marche nous fait du bien, le froid nous fait du mal ; les écarts à l’arrivée sont importants mais Janus reste en course pour le maillot à pois de meilleur grimpeur… Après un hot black tea de rigueur, il nous faut cependant monter un peu plus encore pour l’acclimatation et, cette fois, on est plus haut que le fameux White Mount! Installés au lodge, une seule et unique chose au programme ensuite: l’attente. L’attente du chauffage, l’attente du repas, l’attente du coucher, l’attente du départ… Les heures sont longues et pénibles, on a vraiment hâte de le passer ce Thorong-La, qu’on en finisse maintenant !!! Couchés à 19h pour un lever prévu à 4h, la nuit s’annonce particulièrement particulière… Couchage tout habillé, duvet impossible à réchauffer, respiration oppressée, tête dans étau et petit vomito ; pour Janus, tous les symptômes du mal des montagne sont réunis ; pour Doudou, c’est un peu moins pire mais pas beaucoup meilleur, comme qui dirait. Vivement le jour qui s’lève ! Pas besoin de réveil pour ouvrir l’œil à 4h, tout le monde sur le pont et Diamox en guise de p’tit dèj. Départ. Il fait nuit, il fait froid, il a neigé ; les frontales se suivent en rang serré, les pas sont mesurés, les paroles comptées, les trekkeurs concentrés… Froid aux mains, froid aux pieds, froid au nez, la montée se passe bien jusqu’à la première Tea House. Là, changement de décor. Malade et gelé, Uppendra, un des porteurs, est au centre de toutes les inquiétudes ; on s’inquiète, on s’affaire, on s’énerve, on repart. Dès lors, le groupe explose, Janus est un temps devant mais des poses s’imposent, Doudou n’est pas loin et assez vite le rejoint… Le soleil est levé, le soleil brille et (ré)chauffe (un peu), le panorama est somptueux, les sommets sont majestueux mais ni le temps ni l’envie de faire des photos… Malgré des caïrns et des drapeaux, toujours pas de col en vue ; désormais, Janus suit le pas de Doudou quand Dalarmi pointe son doigt vers l’avant, vers le haut : Le Thorong-La est là !!! Encore quelques mètres et nous passons bras dessus - bras dessous le col, joie immense, émotion intense, bonheur et chaleur à l’intérieur, 2 – 3 photos et un panneau : « Thorong-La 5416m, congratulation for the success, Hope you enjoy the trek in Manang, see You again »!!! Ca y est, ça, c’est fait !!! Dans la petite Tea House du sommet, les népalais chantent et dansent autour du réchaud; dehors, les étrangers se congratulent et se félicitent autour du panneau ; quelques larmes… Quand certains arrivent encore, d’autres repartent déjà, les collègues arrivent au compte-goutte, Karl soutenu par Chouhan… Accolades et déjà la descente qui s’annonce, le départ qui s’impose : trop froid -20°c !!! La descente se fait le cœur lourd et la tête pleine… On marche en couple et on partage nos sensations et nos émotions mais, très vite, la pause thé et même la fin de la journée se font attendre… Avant d’arriver et de se poser, visite sans grande conviction du temple de Muktinaht. Manger, dormir, rêver…

Jour 11 - De Muktinaht (3800m) à Jomosom (2700m)

Le plus dur est fait, l’essentiel est accompli, il ne reste ‘que’ la redescente de Muktinaht à Jomosom via Kagbeni pour boucler la boucle. Malgré la grasse mat’ offerte par Chouhan (8h), Janus est réveillé tôt et se lève faire des photos du sunrise sur les nouveaux sommets en vue : Dhaulagiri (8167m), Tukuche peak et Nilgiri restent malgré tout masqués par le brume matinale. Le paysage est totalement différent de ce côté du col, pierreux et sec, caillouteux et aride. Sur la piste menant à Kagbeni, nous croisons quelques jeeps montant des Indiens hindouistes au temple de Muktinah, nous traversons des villages plus tibétains que jamais, nous apercevons des habitations troglodytes inaccessibles, nous observons des tireurs à l’arc imprécis, et nous arrivons enfin au-dessus du village. Celui-ci est situé aux confluents de deux rivières et au début de la gorge de Kali Gandaki, la plus profonde au monde au pied de deux 7000 ; mais Kagbeni est aussi la porte d’entrée dans le Upper Mustang, anciennement tibétain, point de départ des treks dans le Mustang et le Dolpo à 70$ le permis quotidien ; mais Kagbeni est surtout le lieu d’implantation du seul et unique Yak Donald’s du monde entier, photographié mais pas essayé !!! Après déjeuner, nous refusons la Jeep pour Jomosom et entamons notre combat contre les rafales de vent (70-80km/h) dans le lit de la Kali Gandaki ; le foulard reçu en cadeau à midi, porte-bonheur tibétain, trouve rapidement un autre usage mais la poussière s’engouffre partout. On ne parle pas, on marche vite et courbé, on se tourne souvent, on a hâte d’arriver, on manque de s’envoler. Enfin, le Nilgiri hôtel, collé à la tour de contrôle de l’aéroport de Jomosom (pratique pour le vol du lendemain) nous accueille : douche chaude (la première depuis… pffff), bière fraîche (la première depuis… pffff), le sentiment du devoir accompli… Quelques photos souvenirs avec guides et porteurs en fin d’après-midi puis dernier Dal Bhat tous ensemble en début de soirée, c’est un peu l’heure du bilan, même si le trek continue pour les autres. On reçoit nos permis de trek tamponnés et une petite carte chaleureuse de Chouhan, on remet les pourboires aux guides et porteurs, ils nous chantent un succès népalais accompagné de Darlami à la flûte, on leur montre les photos sur le netbook puis, c’est l’heure des accolades, des au-revoir, des échanges d’adresses et de mails… Emouvant ! Demain, on décolle à 6h30…
Félicitations aux courageux lecteurs

3 commentaires:

  1. ENORME. je suis sur le cul.
    De l'épuisement se lit sur vos visage dans le col, mais on imagine facilement la jouissance procurée par votre tour des annapurnas ...
    ici, manif énorme aussi

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  2. GEANT EPROUVANT EMOUVANT sûrement le commentaire certes unpeu long est éloquent!on est content que vous ayez retrouvé le "plancher des vaches" car on appréhendait ce trip !!maintenant ça va être + cool Félicitatins à nos 2 super treckers et encore une fois on se régale de vos photos et des commentaires

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  3. Coucou les jeunes! Super blog, bravo!
    juste un truc, il n'y a pas les photos du trek sur le lien de droite sur le Népal, est-ce normal?
    j'espère que vous vous portez bien, en tous cas vos photos donnent envie!
    bises
    Carmen (back in paris...)

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